<

16/01/2018

DANSONS...

9.jpg

Dansons

 

Où est passé le goût pour la danse ?

Les hommes se rapprochaient alors des femmes pour mieux les enlacer. C'était le bal des corps.

On touchait l'autre, on découvrait ses émois. On avait tant de choses à se dire, que l'on s'aimait, qu'on était attiré, ou que l'on s'excusait de s'être mal comporté, on communiait, on oubliait, on envisageait. 

C'était aussi un exercice pour soi. Pour s'envoler, se transcender. Attraper le fil précieux de la vie pour qu'il nous tire vers nos désirs aussi.

Danser, c'était exulter, décompresser, relâcher les pressions dont il fallait se débarrasser. On raccrochait notre corps à nos pensées.

Pourquoi s'évertuer à tout dissocier ?

Pourquoi ne danse-t-on plus ? Même la jeunesse ne s'enlace plus.

La musique douce se réserve pour l'isolement.

Faut-il se professionnaliser pour danser ?

La perfection est-elle la seule à pouvoir se montrer ?

Nos corps s'isolent, se bloquent dans leur corset, incapables de se délivrer.

Certes, nous avons le yoga, le pilates, mais ces activités nous renvoient vers notre intériorité.

La danse, c'est l'autre, c'est le partage, c'est notre liberté, sans contrainte et sans maître.

Alors, dansons maintenant !

 

8.jpg

 

12.jpg

00:00 Écrit par Mousse dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (53) |  Facebook |